Dans le quartier vibrant de l’emporium, les allées résonnent d’un bruissement de prototypes et de murmures enthousiastes. L’air y est chargé d’une énergie créative où la beauté naît d’une alliance subtile entre tradition artisanale et audace contemporaine. Chaque jeune designer y déploie son univers, révélant tour à tour l’élégance d’une silhouette de chaise, l’éclat inattendu d’un luminaire ou la poésie d’un objet de décor.
Au détour d’un stand, une lampe en feutre raconte l’histoire d’un duo lyonnais, tandis qu’une vaisselle comestible invite à repenser la matière. Cet espace se mue en véritable laboratoire de tendances, où se dessinent les grands axes du design de demain.
L’article en bref
Plongez dans l’emporium pour découvrir comment la jeune scène du design façonne l’avenir à travers des approches innovantes, durables et sensibles.
- Renouveau créatif collectif : Rencontre de talents partageant convivialité et rigueur.
- Modes d’expression sensoriels : Matières, textures et parfums comme signature.
- Éthique et durabilité au cœur : Pratiques responsables et circularité.
- Alliances marquantes : Collaboration entre émergents et grandes maisons.
Un panorama inspirant pour ressentir les vibrations du design de demain.
Révéler les nouvelles formes du design au sein de l’emporium
Le parcours débute au rez-de-chaussée, dans un écrin baigné de lumière naturelle où les cloisons vitrées laissent filtrer un kaléidoscope de silhouettes. Une chaise en tubes cintrés évoque la liberté d’un voilier en pleine mer, tandis qu’un buffet sculptural détourne la forme classique du meuble de rangement.
Chaque stand se transforme en alcôve poétique, où l’on perçoit la respiration même de l’objet. Dans un coin, une collection de tables basses joue de l’asymétrie, peinte en pastel, rappelant l’univers doux et surréaliste de certains éditos graphes sur Pool Studio.
- Un banc en béton ciré qui dialogue avec la rudesse urbaine.
- Une étagère modulable, hommage discret à l’esprit du Futur.
- Une suspension en verre soufflé, inspirée par les vases antiques.
Le pli du métal, la torsion du bois, l’épaisseur d’un feutre : chaque détail fait écho aux histoires personnelles de leurs créateurs. On entrevoit alors la finesse des approches, entre audace formelle et inventivité technique, qui composent la palette d’une jeune génération prête à bousculer les codes.
| Designer | Approche | Signature |
|---|---|---|
| Ionna Vautrin | Couleurs vives, formes ludiques | Lampe Binic (Compas d’Or) |
| Désormeaux/Carrette | Assemblages ingénieux | Chaise Knot, bureau Lennart |
| Ferréol Babin | Sculpture de la lumière | Applique Lunaire, lampe Aurore |
En traversant ces premiers espaces, on comprend que l’emporium n’est pas un simple salon : c’est un creuset, une scène où chaque regard porté sur une forme nouvelle résonne comme une invitation à rêver plus loin. Un écho qui se poursuit jusque dans les étages supérieurs, où les œuvres prennent des dimensions plus expérimentales.
Une dernière station avant la montée en mezzanine : un prototype de miroir animé, où se devine déjà l’influence du mouvement des objets, entre prouesse technique et poésie du geste. La promenade se fait alors plus intime, presque comme une confidence partagée entre l’objet et ses visiteurs.
Regards croisés sur les talents phares et leurs univers
À l’étage, la scénographie change : hauts plafonds, verrières anciennes et pavés apparents offrent un écrin plus « brut » aux créations. C’est ici que l’on croise les trajectoires singulières d’Ines Lebihan ou de Jules Levasseur, chacune porteuse d’une esthétique affirmée et d’une démarche résolument narrative.
- Ines Lebihan, véritable aventurière, joue sur la vaisselle comestible et les collaborations pour Ligne Roset.
- Jules Levasseur explore la tôle ondulée et le travail du textile, tissant des alliances avec des artisans pour créer des claustras mouvants.
- Alexandre Echasseriau se fait révélateur de savoir-faire, mêlant marbrerie et influences sonores dans un étonnant sound-system en pierre.
Chacun de ces créateurs inscrit son geste dans une temporalité hybride, faisant se répondre tradition, innovation et poésie. Dans ce décor entre passé industriel et futurisme discret, on ressent l’urgence de repenser les métiers, d’inventer de nouveaux récits pour chaque objet.
| Nom | Formation | Dernier projet |
|---|---|---|
| Ines Lebihan | Design Nantes & San Francisco | Vaisselle comestible & porte-cartes Louis Vuitton |
| Jules Levasseur | ESAD Reims | Claustra Ressac (Studio Marin-Levasseur) |
| Alexandre Echasseriau | École Boulle | Sound-system marbre et cuir |
Dans ce dédale de démarches, on perçoit la force d’une jeune garde qui refuse les chapelles : chacun glane auprès de l’autre, échange astuces ou références, parfois au détour d’un café partagée dans l’atelier commun de l’emporium. Une entraide qui transcende la compétition et nourrit un véritable esprit de communauté.
L’écho de ces échanges vibre jusque dans la salle voûtée, où une installation modulable questionne notre rapport à l’espace domestique. Une expérience immersive, qui conclut ce second chapitre et donne un avant-goût de la manière dont la poésie peut irriguer le design le plus fonctionnel.
Quand le Futur s’écrit en matière durable
Au troisième niveau, le mot « écologie » flotte dans l’air sans filtre. Ici, le défi est de taille : allier la légèreté du geste créatif à une exigence profonde de durabilité. Les jeunes studios rivalisent d’ingéniosité pour proposer des matériaux locaux, recyclés ou biosourcés.
- Des assises en chutes de cuir récupérées auprès d’AMI Paris.
- Des luminaires en verre pilé collecté dans les ateliers de Pigalle.
- Du mobilier modulable, prêt à se démonter sans outil et à reprendre vie ailleurs.
Une armoire en chêne issu de forêts gérées durablement côtoie un banc en polyéthylène recyclé, puis une étagère en plastique marin. Le contraste entre la noblesse des essences et la matière dite « déchet » crée une poésie inattendue, où chaque objet conserve sa part d’âme.

| Matériau | Origine | Usage |
|---|---|---|
| Chutes de cuir | AMI Paris | Revêtement d’assise |
| Polyuréthane recyclé | Coperni (chutes d’atelier) | Suspensions et poufs |
| Verre pilé | Pigalle | Luminaires suspendus |
Parmi ces propositions, certains vont plus loin encore : upcycling sonore, meubles échangeables en circuit court, vaisselle à base de résidus de café. Ces démarches illustrent la volonté d’une génération qui ne se contente plus de créer pour créer, mais d’engager un réel changement sociétal.
La rencontre avec un collectif qui transforme les bouchons de verre en mosaïques colorées rappelle qu’il suffit parfois d’un regard neuf pour révéler la beauté du déchet. Cette prise de conscience, palpable dans chaque projet, promet un avenir où durable et désirable ne font qu’un.
Poésie sensorielle et expérience tactile
Dans l’une des alcôves éclairées à la bougie, une installation invite à toucher le mur comme on effleure un tissu précieux. Le grain de la matière devient récit, chaque fibre raconte un village, un artisan, une histoire intime.
- Des tentures en laine bouclée évoquant la chaleur d’une auberge montagnarde.
- Des miroirs courbes signés Claire Lavabre, jouant des reflets et de la mélancolie.
- Une lampe parfumée conçue en partenariat avec Goutal Paris, où l’odeur se mêle à la lumière.
Le parfum subtil de thé fumé flotte près d’un coin lecture, tandis que le son feutré du feutre se dévoile sous les doigts. L’expérience se fait immersion, et l’objet devient passeur d’émotions, comme un poème tactile.
| Sens | Matériau | Effet recherché |
|---|---|---|
| Toucher | Feutre épais | Chaleur et cocon |
| Vue | Verre courbe | Distorsion poétique |
| Odorat | Huiles parfumées | Nuance nostalgique |
Cette section révèle combien le design peut se vivre avec tout notre être. Loin des simples principes ergonomiques, il explore la mémoire des sens, la résonance des souvenirs et l’éveil des émotions. Dans l’emporium, chaque station devient théâtre intime, où l’on vient en spectateur tactile et repart en témoin d’une forme nouvelle d’art appliqué.
Cette approche poétique trouve un prolongement dans la façon dont les jeunes designers se racontent, dans la délicatesse de leurs gestes et dans l’attention portée à l’autre. Un langage universel qui franchit les frontières de la technique.
Collaborations créatives et horizon des marques
Au dernier palier, l’emporium dévoile son visage de plateforme collaborative. Ici, les jeunes créateurs croisent le chemin de maisons prestigieuses pour imaginer des pièces hybrides où l’artisanat traditionnel s’allie à l’avant-garde.
- Partenariat entre Désormeaux/Carrette et Roche Bobois pour une chaise sculpturale.
- Projet capsule signé entre Unicorn Paris et Études Studio, mêlant textile technique et sérigraphie.
- Collection de luminaires co-créée avec Marine Serre, jouant sur les drapés et la lumière filtrée.
Ces alliances sont autant de passerelles entre univers. Certains jeunes studios collaborent avec Jacquemus pour réinventer l’accessoire de mode en mobilier miniature. D’autres offrent leur regard à Maison Kitsuné pour créer des installations éphémères, dans un savant mélange de musique et d’architecture légère.
| Marque | Designer | Projet |
|---|---|---|
| AMI Paris | Claire Lavabre | Miroirs optiques |
| Coperni | Ferréol Babin | Série de lampes modulaires |
| Christian Lacroix | Joran Briand | Tapis marins pour Ligne Roset |
La variété de ces coopérations dépeint un horizon infini pour la jeune scène. L’emporium devient ainsi le lieu de toutes les rencontres, là où les rêves de demain se négocient autour d’une table de travail partagée. Les influences croisées engendrent de nouvelles esthétiques, où l’humain retrouve sa juste place, au cœur de la création.
Ce dernier regard laisse entrevoir l’emporium non pas comme un simple salon éphémère, mais comme un laboratoire vivant où se face la promesse d’un design à la fois engagé, poétique et profondément humain.
Question : Comment l’emporium soutient-il les jeunes talents ?
Chaque édition propose des résidences et des bourses, en partenariat avec des institutions comme Bastille Design Center (lien), offrant visibilité et mentorat.
Question : Quels matériaux émergents observe-t-on en 2025 ?
On note une montée du plastique recyclé, du liège renouvelable, des textiles biosourcés et des composites à base de déchets alimentaires.
Question : En quoi la dimension sensorielle change-t-elle la perception du design ?
Elle transforme l’objet en expérience immersive, permettant au public de se l’approprier pleinement, au-delà de la simple fonction.
Question : Quelles collaborations marquent un tournant ?
Les alliances entre Coperni et jeunes studios ou celles entre Jacquemus et créateurs émergents redéfinissent la frontière entre mode et mobilier.
Question : Comment rester informé des prochaines éditions ?
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